Siderticino - Aciers Spéciaux

Aciers de cémentation

Les aciers de cĂ©mentation sont conçus pour obtenir une duretĂ© superficielle Ă©levĂ©e tout en conservant une bonne tĂ©nacitĂ© Ă  cƓur. Ces aciers sont essentiels pour les composants mĂ©caniques qui exigent une rĂ©sistance Ă  l’usure et une capacitĂ© Ă  supporter des charges lourdes, comme les engrenages et les arbres de transmission.

01Aciers de cémentation : guide technique pour les professionnels du secteur

Les aciers de cémentation représentent une catégorie spécialisée de matériaux métallurgiques conçus spécifiquement pour atteindre des performances élevées grùce au traitement thermique de cémentation des aciers.

Ces matĂ©riaux, caractĂ©risĂ©s par une faible teneur en carbone et une composition chimique optimisĂ©e, constituent la solution technologique privilĂ©giĂ©e pour les composants mĂ©caniques soumis Ă  de sĂ©vĂšres sollicitations superficielles, en combinant une duretĂ© superficielle extrĂȘme avec la tĂ©nacitĂ© Ă  cƓur.

02Définition et caractéristiques des aciers de cémentation

Les aciers de cĂ©mentation sont des alliages fer-carbone spĂ©cialement formulĂ©s avec une faible teneur en carbone, gĂ©nĂ©ralement pas supĂ©rieure Ă  0,20 %, conçus pour rĂ©pondre de façon optimale aux processus d’enrichissement superficiel en carbone.

Cette catĂ©gorie d’aciers prĂ©sente la particularitĂ© de conserver un cƓur tenace aprĂšs trempe et revenu, tout en dĂ©veloppant une couche superficielle extrĂȘmement dure grĂące au processus thermochimique de cĂ©mentation.

La caractĂ©ristique distinctive de ces matĂ©riaux rĂ©side dans leur capacitĂ© Ă  dĂ©velopper un gradient de propriĂ©tĂ©s mĂ©caniques du cƓur vers la surface, garantissant la combinaison optimale d’une duretĂ© superficielle (62-64 HRC) et d’une tĂ©nacitĂ© Ă  cƓur.

Cette configuration est obtenue grĂące Ă  la diffusion contrĂŽlĂ©e du carbone dans la zone superficielle du composant, qui atteint gĂ©nĂ©ralement 0,7-0,9 % tout en maintenant le cƓur Ă  faible teneur en carbone.

03Composition chimique optimale

La composition chimique des aciers de cémentation est étudiée pour optimiser la trempabilité et les propriétés mécaniques des aciers de cémentation.

Les Ă©lĂ©ments d’alliage prĂ©sents comprennent le manganĂšse jusqu’à 1,2 %, le nickel jusqu’à 3,5 %, le chrome jusqu’à 1,5 % et le molybdĂšne jusqu’à 0,50 %. Ces Ă©lĂ©ments contribuent Ă  amĂ©liorer la trempabilitĂ© du cƓur et la stabilitĂ© dimensionnelle pendant le traitement thermique.

Le manganĂšse favorise la trempabilitĂ© et la rĂ©sistance mĂ©canique, tandis que le nickel amĂ©liore significativement la tĂ©nacitĂ© du cƓur, particuliĂšrement importante pour les applications exigeant une rĂ©sistance aux chocs mĂ©caniques.

Le chrome contribue Ă  la formation de carbures stables pendant la cĂ©mentation, tandis que le molybdĂšne augmente la rĂ©sistance et la duretĂ©, rendant l’acier adaptĂ© aux applications Ă  haute rĂ©sistance et Ă  la rĂ©sistance Ă  l’usure.

04Microstructure et transformations de phase

La microstructure des aciers cĂ©mentĂ©s prĂ©sente un gradient caractĂ©ristique de la surface au cƓur.

La couche cĂ©mentĂ©e, aprĂšs trempe et revenu, prĂ©sente une structure martensitique revenue avec des carbures finement dispersĂ©s, tandis que le cƓur conserve une structure Ă  plus faible teneur en carbone dotĂ©e d’une tĂ©nacitĂ© supĂ©rieure.

La zone de transition prĂ©sente un changement progressif de composition et de microstructure qui garantit l’absence de discontinuitĂ©s mĂ©caniques.

05Classification des aciers de cémentation selon les normes internationales

5.1Norme européenne UNI EN ISO 683-3:2022 (anciennement UNI EN 10084)

La classification des aciers de cémentation dans le cadre européen est régie par la norme UNI EN ISO 683-3:2022 (anciennement UNI EN 10084), qui établit les conditions techniques de livraison des aciers de cémentation non alliés et alliés.

Cette norme définit les exigences minimales du procédé de production des aciers, la composition chimique, la dureté, la trempabilité et les caractéristiques technologiques convenues avec le producteur.

La norme prescrit des contrÎles spécifiques, dont la vérification de la grosseur du grain, le contrÎle visuel et le contrÎle dimensionnel.

Pour les aciers commandĂ©s sans prescriptions de trempabilitĂ©, les prescriptions de duretĂ© indiquĂ©es au tableau 1 de la norme UNI EN ISO 683-3:2022 (anciennement UNI EN 10084) doivent ĂȘtre vĂ©rifiĂ©es, tandis que pour les aciers commandĂ©s avec prescriptions de trempabilitĂ© (+H), des contrĂŽles de trempabilitĂ© supplĂ©mentaires sont exigĂ©s selon l’essai Jominy.

5.2Normes ASTM et JIS

Les correspondances internationales des aciers de cémentation incluent les normes ASTM A304 pour le marché nord-américain et JIS G 4052 pour le marché japonais.

Le systĂšme JIS utilise des dĂ©signations telles que SNCM420, qui correspond approximativement Ă  l’AISI/SAE 4320, illustrant l’harmonisation internationale des spĂ©cifications de ces matĂ©riaux.

Tableau comparatif des désignations

Désignation ENAISI/SAEJISC (%)Applications typiques
20MnCr55120-0,17-0,22Engrenages moyennement chargés
16NiCr43115-0,13-0,19Engrenages de précision
18CrNiMo7-6-SNCM4200,15-0,21Composants fortement sollicités
17NiCrMoS6-4--0,14-0,20Composants à haute usinabilité

06Traitement thermique de cémentation des aciers

6.1Procédés de cémentation (gazeuse, liquide, solide)

La cĂ©mentation gazeuse, liquide et solide comprend trois mĂ©thodes distinctes pour l’enrichissement superficiel en carbone.

La cĂ©mentation gazeuse, aujourd’hui la plus largement rĂ©pandue pour la production en grande sĂ©rie, consiste Ă  chauffer les piĂšces Ă  850-950 °C dans un gaz endothermique porteur (principalement CO, H₂ et N₂) enrichi d’un hydrocarbure tel que le mĂ©thane (CH₄) ; le CO cĂšde du carbone Ă  la surface (2CO → C + CO₂) et le mĂ©thane rĂ©gĂ©nĂšre le CO en rĂ©agissant avec le CO₂ formĂ© (CH₄ + CO₂ → 2CO + 2H₂).

Les tempĂ©ratures de cĂ©mentation varient de 850 °C Ă  950 °C en fonction de la composition de l’acier, de la profondeur requise et du type de procĂ©dĂ© (gazeux, liquide, solide). La cĂ©mentation gazeuse opĂšre gĂ©nĂ©ralement Ă  920-930 °C pour les aciers au carbone-manganĂšse.

La cĂ©mentation liquide consiste Ă  immerger les piĂšces dans des bains de sels fondus tels que le cyanure de sodium, les carbonates et les chlorures alcalins et de baryum. Le cyanure de sodium rĂ©agit avec l’oxygĂšne de l’air et le dioxyde de carbone en libĂ©rant de l’oxyde de carbone qui libĂšre des atomes de carbone dans la piĂšce.

La cĂ©mentation solide, moins utilisĂ©e dans l’industrie moderne, repose sur l’emploi de mĂ©langes carbonĂ©s solides placĂ©s dans des caisses ou des conteneurs fermĂ©s, avec des tempĂ©ratures et des temps de traitement similaires aux autres mĂ©thodes, mais avec de plus grandes difficultĂ©s de contrĂŽle de l’atmosphĂšre et d’uniformitĂ© du traitement.

6.2ParamÚtres de procédé et de contrÎle

La profondeur de cĂ©mentation des aciers est contrĂŽlĂ©e au moyen de paramĂštres spĂ©cifiques de temps et de tempĂ©rature. La profondeur de diffusion du carbone et de la carbocĂ©mentation rĂ©elle associĂ©e (ECD) peut varier de quelques dixiĂšmes de millimĂštre jusqu’à plusieurs millimĂštres.

La concentration superficielle en carbone des aciers cĂ©mentĂ©s atteint typiquement 0,7-0,9 %, dĂ©passant rarement 0,85 % afin d’éviter la formation d’une cĂ©mentite massive fragile.

La profondeur de cĂ©mentation (CHD) est dĂ©finie comme la distance verticale entre la surface de l’éprouvette et la couche prĂ©sentant une duretĂ© limite de 550 HV. Des Ă©tudes rĂ©centes ont dĂ©montrĂ© que des Ă©chantillons prĂ©sentant une profondeur de cĂ©mentation d’environ 0,55 mm, 0,9 mm et 1,9 mm ont Ă©tĂ© obtenus, avec une duretĂ© superficielle comprise entre 640 HV1 et 760 HV1.

6.3Traitements thermiques post-cémentation

Le cycle thermique post-cémentation peut prévoir une trempe directe depuis la température de cémentation ou des cycles à double trempe pour les composants de dimensions moyennes ou grandes.

La trempe directe consiste en une immersion dans l’huile ou un fluide de trempe appropriĂ© Ă  partir de la tempĂ©rature de cĂ©mentation, suivie d’un revenu Ă  150-200 °C.

Pour les composants critiques exigeant une qualitĂ© et une fiabilitĂ© Ă©levĂ©es, le cycle Ă  double trempe permet d’optimiser sĂ©parĂ©ment les propriĂ©tĂ©s du cƓur et de la surface, en effectuant une premiĂšre trempe pour le cƓur et une seconde trempe Ă  tempĂ©rature adaptĂ©e pour la surface, tout en effectuant simultanĂ©ment le revenu du cƓur.

07Limites du procédé de cémentation

Le procĂ©dĂ© de cĂ©mentation des aciers prĂ©sente des limites qu’il est essentiel de connaĂźtre lorsque l’on met en Ɠuvre ce traitement :

  • Distorsions inĂ©vitables : dĂ©formations liĂ©es aux transformations de phase
  • DĂ©carburation sĂ©lective : risque dans les zones non masquĂ©es
  • Oxydation intergranulaire : contrĂŽle critique de l’atmosphĂšre
  • Formation de carbures massifs : pour des concentrations C >0,9 % en surface
  • Fragilisation par l’hydrogĂšne : particuliĂšrement critique dans les aciers au Ni
  • Temps de traitement longs : 6-24 heures pour atteindre des profondeurs significatives
  • Masquage obligatoire : pour les zones Ă  ne pas cĂ©menter

08Propriétés mécaniques et caractéristiques de performance

8.1Dureté superficielle et profondeur de cémentation

Les propriĂ©tĂ©s mĂ©caniques des aciers de cĂ©mentation se caractĂ©risent par une duretĂ© superficielle Ă©levĂ©e pouvant atteindre 62-64 HRC, garantissant une excellente rĂ©sistance Ă  l’usure mĂ©canique. La duretĂ© superficielle varie en fonction de la teneur en carbone diffusĂ© et des conditions de trempe et de revenu ultĂ©rieures.

La rĂ©partition de la duretĂ© de la surface vers le cƓur suit une Ă©volution dĂ©croissante qui reflĂšte le gradient de carbone obtenu lors de la cĂ©mentation. Cette configuration assure la transition progressive des propriĂ©tĂ©s superficielles vers celles du cƓur, en Ă©vitant les concentrations de contraintes critiques.

8.2RĂ©sistance Ă  l’usure et Ă  la fatigue de contact

Les aciers cĂ©mentĂ©s prĂ©sentent une excellente rĂ©sistance Ă  l’usure adhĂ©sive et abrasive grĂące Ă  la structure martensitique revenue de la couche superficielle. La prĂ©sence de carbures finement dispersĂ©s contribue Ă  la rĂ©sistance Ă  l’usure, tandis que la tĂ©nacitĂ© du cƓur empĂȘche la propagation des fissures superficielles.

La résistance à la fatigue de contact est nettement améliorée par la présence du gradient de dureté, qui répartit les contraintes de contact sur un volume plus important que les traitements de durcissement uniforme.

8.3TĂ©nacitĂ© du cƓur

La tĂ©nacitĂ© du cƓur des aciers de cĂ©mentation Ă  bas carbone est maintenue grĂące au contrĂŽle de la composition chimique et des paramĂštres de traitement thermique. Les aciers Ă  forte teneur en nickel sont privilĂ©giĂ©s pour obtenir une tĂ©nacitĂ© Ă©levĂ©e, essentielle pour rĂ©sister aux sollicitations dynamiques et aux chocs mĂ©caniques.

09Aciers de cémentation les plus utilisés

9.1Aciers non alliés (C10, C15, C20)

Les aciers de cémentation non alliés, désignés selon la teneur en carbone multipliée par 100, constituent la catégorie de base pour les applications aux exigences mécaniques standard. Le C10 (0,10 % C), le C15 (0,15 % C) et le C20 (0,20 % C) sont utilisés pour des composants de géométrie simple avec des profondeurs de cémentation limitées.

9.2Aciers alliés (20MnCr5, 18CrNiMo7-6, 20NiCrMo2-2)

Le 20MnCr5 reprĂ©sente l’acier de cĂ©mentation manganĂšse-chrome le plus utilisĂ©, disponible Ă  l’état recuit usinable pour les barres laminĂ©es Ă  chaud, forgĂ©es et Ă©tirĂ©es Ă  froid, avec des diamĂštres de 16 Ă  500 mm. Cette nuance offre un bon compromis entre trempabilitĂ© et coĂ»t pour les applications Ă  sollicitation moyenne.

Le 18CrNiMo7-6 est un acier alliĂ© Ă  haute trempabilitĂ© utilisĂ© pour les composants fortement sollicitĂ©s, disponible Ă  l’état recuit usinable pour les barres laminĂ©es Ă  chaud et forgĂ©es, avec des diamĂštres jusqu’à 490 mm. La prĂ©sence de nickel, de chrome et de molybdĂšne garantit des propriĂ©tĂ©s mĂ©caniques Ă©levĂ©es aprĂšs cĂ©mentation et trempe.

Le 20NiCrMo2-2, bien qu’il ne soit pas spĂ©cifiquement citĂ© dans les sources consultĂ©es, reprĂ©sente typiquement un acier de cĂ©mentation Ă  teneur en nickel destinĂ© aux applications exigeant une tĂ©nacitĂ© Ă©levĂ©e du cƓur associĂ©e Ă  une bonne trempabilitĂ©.

9.3Aciers spéciaux pour applications critiques

Les aciers de la sĂ©rie 17NiCrMoS6-4 prĂ©sentent une teneur en soufre destinĂ©e Ă  amĂ©liorer l’usinabilitĂ©, disponibles Ă©galement avec ajout de plomb (17NiCrMoS6-4+Pb) pour maximiser la vitesse d’usinage. Ces nuances sont utilisĂ©es pour les composants de prĂ©cision produits en grande sĂ©rie.

Le 16NiCrMo12 reprĂ©sente un acier de cĂ©mentation Ă  haute teneur en Ă©lĂ©ments d’alliage destinĂ© aux applications critiques exigeant une trempabilitĂ© et une rĂ©sistance Ă©levĂ©es.

10Applications industrielles des aciers cémentés

10.1Industrie automobile

Les applications industrielles des aciers cĂ©mentĂ©s dans l’industrie automobile incluent les engrenages, les arbres de transmission, les cames et les pignons. Ces composants sont soumis Ă  des sollicitations de contact Ă©levĂ©es et exigent l’association d’une duretĂ© superficielle Ă©levĂ©e et d’une bonne tĂ©nacitĂ© du cƓur afin de garantir la fiabilitĂ© et la durabilitĂ© dans le temps.

Les aciers cĂ©mentĂ©s sont utilisĂ©s pour la fabrication de composants critiques du groupe motopropulseur, oĂč la rĂ©sistance Ă  l’usure et Ă  la fatigue est essentielle aux performances et Ă  la fiabilitĂ© du vĂ©hicule.

10.2Engrenages et transmissions

Les engrenages constituent la principale application des aciers de cĂ©mentation, exigeant une duretĂ© superficielle Ă©levĂ©e pour rĂ©sister Ă  l’usure des dents et une tĂ©nacitĂ© Ă  cƓur pour supporter les charges transmises. La cĂ©mentation permet d’obtenir des profils de duretĂ© optimaux afin de maximiser la durĂ©e de vie en fatigue des engrenages.

10.3Roulements et composants de précision

Dans l’industrie aĂ©rospatiale, l’acier cĂ©mentĂ© est utilisĂ© pour la rĂ©alisation de composants de moteurs, tels que des engrenages de rĂ©duction, des arbres de transmission et des roulements. Les conditions d’exploitation sĂ©vĂšres exigent des matĂ©riaux capables de rĂ©sister Ă  l’usure, Ă  la fatigue et Ă  la corrosion.

Dans le secteur des machines-outils, l’acier cĂ©mentĂ© trouve son application dans la production de guides linĂ©aires, de broches, de moules et de matrices, oĂč la combinaison de duretĂ© superficielle et de prĂ©cision dimensionnelle est dĂ©terminante.

11ContrÎle qualité et analyse des défauts

11.1Essais et contrĂŽles standard

Le contrĂŽle qualitĂ© des aciers cĂ©mentĂ©s comprend la vĂ©rification de la profondeur de cĂ©mentation selon ISO 18203:2016 (anciennement ISO 2639), des contrĂŽles de duretĂ© superficielle et Ă  cƓur, ainsi que des vĂ©rifications microstructurales. La profondeur de cĂ©mentation CHD, selon ISO 18203:2016, est dĂ©finie comme la distance entre la surface et le point oĂč la duretĂ© mesurĂ©e avec un pĂ©nĂ©trateur Vickers et une charge de 0,3 kgf atteint 550 HV0,3.

Les contrĂŽles comprennent des essais de fatigue pour vĂ©rifier la rĂ©sistance du composant fini, des contrĂŽles dimensionnels pour vĂ©rifier les dĂ©formations induites par le traitement thermique, et des contrĂŽles mĂ©tallographiques pour vĂ©rifier la microstructure et l’absence de dĂ©fauts.

11.2Défauts typiques et prévention

Les dĂ©fauts typiques des aciers cĂ©mentĂ©s comprennent la dĂ©carburation superficielle, l’oxydation interne, les criques de trempe et les dĂ©formations excessives. Leur prĂ©vention exige un contrĂŽle rigoureux de l’atmosphĂšre de cĂ©mentation, des paramĂštres de trempe et de la gĂ©omĂ©trie des composants.

12Questions fréquentes sur les aciers de cémentation

Quelle est la principale diffĂ©rence entre les aciers de cĂ©mentation et les aciers pour trempe et revenu ?
Les aciers de cĂ©mentation se distinguent des aciers pour trempe et revenu par leur teneur en carbone et par l’approche du traitement thermique. Les aciers de cĂ©mentation prĂ©sentent une faible teneur en carbone (≀0,20 %) et subissent un enrichissement superficiel suivi d’une trempe, tandis que les aciers pour trempe et revenu ont une teneur en carbone plus Ă©levĂ©e (0,25-0,60 %) et sont traitĂ©s uniformĂ©ment sur toute la section.

Quel procĂ©dĂ© de cĂ©mentation est le plus utilisĂ© dans l’industrie moderne ?
La cĂ©mentation gazeuse est aujourd’hui la plus largement rĂ©pandue et se prĂȘte tout particuliĂšrement Ă  la production en grande sĂ©rie. Elle prĂ©sente l’avantage de supprimer le cĂ©ment solide ainsi que la possibilitĂ© de procĂ©der Ă  une trempe directe Ă  la fin de l’opĂ©ration, sans rĂ©chauffage supplĂ©mentaire.

Comment dĂ©termine-t-on la profondeur de cĂ©mentation optimale ?
La profondeur de cĂ©mentation est dĂ©terminĂ©e par les sollicitations de service et par les dimensions du composant. Elle peut varier de quelques dixiĂšmes de millimĂštre jusqu’à plusieurs millimĂštres, et se mesure en tant que CHD (profondeur Ă  une duretĂ© de 550 HV) selon ISO 18203:2016 (anciennement ISO 2639).

Quels sont les avantages des aciers alliĂ©s par rapport aux aciers non alliĂ©s pour la cĂ©mentation ?
Les aciers alliĂ©s offrent une meilleure trempabilitĂ©, permettant d’obtenir des propriĂ©tĂ©s uniformes mĂȘme dans des sections de grandes dimensions. Les Ă©lĂ©ments d’alliage tels que le nickel, le chrome et le molybdĂšne amĂ©liorent respectivement la tĂ©nacitĂ©, la trempabilitĂ© et la rĂ©sistance.

Pourquoi la teneur en carbone des aciers de cĂ©mentation est-elle aussi faible ?
La faible teneur en carbone (≀0,20 %) est nĂ©cessaire pour obtenir une bonne cĂ©mentation et pour ne pas augmenter excessivement la duretĂ© du cƓur, en conservant la tĂ©nacitĂ© requise pour supporter les sollicitations de service tandis que la surface acquiert la duretĂ© Ă©levĂ©e exigĂ©e.